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18 / 05 / 2012 Historique Code d'éthique Horaire des cours 2007 - 2008 Nous écrire |
Le Club d'Arts Martiaux Michel Cayer Historique Okinawa dans les îles japonaises Okinawa Okinawa
est une île de l'archipel des Ryu-Kyu qui prolonge le Japon vers
le sud, elle passera sous la domination chinoise (XVe siècle) avec
les empereurs Ming. Ces derniers, par peur de révoltes, interdisent
l'usage de toutes les armes, peu importe la forme. Les indigènes
farouchement opposés à cette interdiction travaillent alors
les anciennes techniques locales de combat sans armes. Il en émergera
trois écoles de base : Shuri-Te, Naha-Le et Tomari-Te. En outre,
des immigrants et des commerçants y introduisent leur "art
du poing", le Kempo chinois. Il est donc clair que c'est au contact
du monde chinois que s'élabore la forme définitive du combat
à mains nues avant que celle-ci ne trouve un retentissent succès
mondial au Japon sous le nom de Karaté. En 1609, un seigneur féodal japonais écrase la dynastie chinoise et maintient l'interdiction des armes. De cette nouvelle interdiction naquit l'Okinawa-Te, mélange de Kempo et de techniques locales. Dans l'Okinawa-Te, tout est basé sur l'efficacité absolue et instantanée. Vers 1900, l'étude de l'Okinawa-Te fut systématisée mais dorénavant dans un but pacifique. En effet, on reconnut dans cette technique un remarquable moyen d'éducation et on décida de l'enseigner dans les écoles publiques. Les instructeurs en chef furent Itosu et Higaonna, ils mirent au point le style classique de l'Okinawa-Te. Ce fut l'époque de la formation de ceux qui allaient devenir les maîtres dont nous respectons la mémoire et qui portèrent l'enseignement de cet art hors d'Okinawa : Funakoshi, Mabuni, Kyam, Motobu, Yahiku, Ogusuku et Myagi. En traversant le bras de mer qui sépare l'île du reste du Japon, l'unicité du style d'Okinawa se brisa mais cela lui permit de connaître un essor prodigieux, entre autres, par la multiplication du nombre d'adeptes et aussi, conséquence moins heureuse, par la prolifération des styles.
Gichin Funakoshi et l'étape japonaise Au début du XXe siècle donc, les instructeurs d'Okinawa acceptèrent enfin de divulguer leur art hors de leur île. Parmi eux se trouvait Gichin Funakoshi. C'est en 1922, à Tokyo, lors d'une démonstration par maître Gichin Funakoshi que les Japonais réalisèrent la naissance du karaté moderne tel que nous le pratiquons aujourd'hui. Funakoshi fut alors prié par le ministre de l'Éducation nationale de rester au Japon pour y propager sa technique. Il se mit alors à enseigner dans différentes universités et y forma les maîtres suivants : Otsuka, Obata, Matsumato, Otake et Takagi. En 1936, il fonda son dojo personnel à Tokyo, le Shotokan. Il faut préciser que Funakoshi ne présentait plus son art comme une technique guerrière mais plutôt comme une méthode permettant d'atteindre la vérité philosophique. Plus tard, deux de ses camarades, Mabuni et Myagi fondèrent respectivement les styles Shito-Ryu en 1926, et Goju-Ryu en 1931. Un 4e style apparut en 1935 : le Wado Ryu créé par Hironori Otsuka. Pour fins de comparaison, notre style, le Yoseikan, fut créé durant les années cinquante par Maître Hiroo Mochizuki. Plusieurs élèves, issus de ces maîtres, créèrent à leur tour leur style de même que les élèves des élèves et ainsi de suite... C'est pourquoi aujourd'hui, on ne tente même plus de les réunir sous une même bannière, les centaines de fédérations qui représentent des centaines et des centaines de styles. C'est d'ailleurs bien au détriment des anciens Maîtres que la majorité des styles se sont orientée vers la compétition, pratiquant ainsi ce qu'ils nommèrent un sport de combat plutôt qu'un art de combat. Enfin, l'important c'est d'avoir le plaisir de pratiquer votre art (Yoseikan-Ryu en est toujours un) tout en progressant vers l'harmonie esprit/corps Histoire du Yoseikan-Ryu
HISTORIQUE DU STYLE DE KARATÉ YOSEIKAN-RYU Au sein de l'Association Yoseikan-Ryu, on pratique un style de karaté traditionnel. L'ambiance y est cependant dénuée de l'esprit de compétition préconisé par la plupart des clubs de karaté. On y pratique, en effet, un entraînement axé sur la progression de l'individu vers l'harmonie esprit/corps plutôt que de promouvoir l'élitisme et la quête de médailles. Évidemment, cette façon de faire diminue le risque de blessures, d'autant plus que lors des sessions de combats qui ne perdent rien en intensité, la règle première est le respect. - YO définit le concept d'apprentissage et croissance en prospérité. - SEI définit le concept de vérité, bon, droiture et d'attitude positive. - KAN définit le concept d'endroit, un édifice ou une maison. Sous sa forme originale, le style de karaté Yoseikan-Ryu a été importé de France par son fondateur, Maître Aymé Favre qui a reçu son 1er dan de karaté de Me Hiroo Mochizuki. C'est d'ailleurs Me Favre qui donna la première démonstration de karaté au Québec, en 1957. C'est pourquoi il est toujours considéré comme l'un des pionniers du karaté au Québec. Me Favre est né à Nîmes en 1925. Il s'est illustré dans plusieurs disciplines des arts martiaux et a d'ailleurs travaillé avec plusieurs grands maîtres. Il a obtenu des ceintures noires en karaté, aïkido et judo et possédait aussi un bon bagage de connaissances en auto-défense et en kobudo (maniement des armes). En 1957, Me Favre quitte la France pour enseigner le karaté à Montréal. Un peu plus tard, en 1960, il s'installe dans un local qu'il partage avec Me Fabre (ne pas confondre les deux noms), responsable du volet judo. L'école sera connue sous le nom de École canadienne de Judo et de Karaté. En 1965, Me Favre organise avec Me Tsuroka de Toronto les premiers Championnats de Karaté de l'Est du Québec. Son école est alors affiliée à la National Karate Association reconnue à travers le Canada ainsi qu'à la All Japan Karate-do Association accréditée mondialement. Il organise, en 1966 et 1967, les deuxièmes et troisièmes Championnats de Karaté de l'Est du Québec. En 1967, Me Favre déménage son Institut d'arts martiaux à Pont Viau (Laval) et procède à l'élaboration d'une synthèse de plusieurs éléments des styles majeurs de karaté traditionnels qu'il a connus et pratiqué tels que le Shotokan, le Shito-Ryu et le Wado-Ryu. À partir des meilleurs éléments de ces différents styles, il crée un nouveau style qu'il baptise Yoseikan empruntant par le fait le nom de l'École de Me Mochizuki, père de Hiroo Mochizuki, l'un des grands maîtres de karaté japonais. Du style Shotokan, Me Favre a gardé les 4 premiers katas (le 5e a été ajouté durant les années 80), du Shito-Ryu il a conservé les positions hautes ainsi que deux katas et du Wado-Ryu, les esquives et les balayages. Il faut mentionner que ces trois styles traditionnels furent créés durant les années 20 et 30 et c'est donc grâce à l'approche de notre fondateur que le style Yoseikan-Ryu demeure traditionnel. Enfin, Me Favre a aussi créé deux katas intitulés Yoseikan shodan (1er Yoseikan) et Yoseikan nidan (2ième Yoseikan). On y reprend, entre autres, plusieurs techniques qui caractérisent notre style et qu'on se le dise, ils sont assez complexes et exigeants à exécuter. C'est à partir de ce moment que son dojo sera connu sous le nom de Yoseikan Karaté Dojo. Il faut, entre autres, faire preuve d'humilité peu importe la couleur de ceinture et rechercher l'esprit libre, un état qui transcende l'être vers sa Vraie Nature. Cette progression vers l'union esprit/corps ne se limite évidemment pas seulement à la pratique des arts martiaux car elle peut être présente dans chacune de nos respirations et dans nos gestes. Après avoir enseigné pendant 35 ans les arts martiaux au Québec, Me Favre ferme son dojo et retourne s'installer en France, où il y décédera le 8 février 1997. Comme on peut le constater plusieurs jeunes ceintures noires continuent d'évoluer et d'enseigner le style Yoseikan-Ryu afin de perpétuer son uvre. ORIGINES DU CLUBS D'ARTS MARTIAUX Dans les années 1970 après avoir appris durant plusieurs années avec Maître Favre à Laval, M. Rénald Leclerc ouvre sa première écoles de karaté à Mascouche, durant ces mêmes années l'école de karaté déménage à St-Lin des Laurentides. À l'époque l'école de karaté se nommait Karaté des Manoirs et avait comme logo un manoir. Dans les années 1980, l'école retourne à Mascouche avec son nouveau logo Clubs d'Arts Martiaux C.A.M. Par la suite d'autres écoles viennent s'ajouter à l'Association pour former l'association du Club d'Arts Martiaux telle que connue aujourd'hui c'est à dire uniforme noir et logo point fermé. Les Dojos On retrouve encore quelques écoles affiliées au Club d'Arts Martiaux soit à Mascouche, Saint-Jérome, Saint-Roch-de-l'Achigan et Joliette. Parcours de Michel Cayer, 7e Dan Il a obtenu sa ceinture noir en 1981 (la 13ième ceinture noire du Club d'Arts Martiaux à suivre .. |
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